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Robinio Vaz affole l’Europe, Hull City en pole mais la bataille fait rage

Matthieu Ferrand Par Matthieu Ferrand · Rédaction foot247 ·
Robinio Vaz affole l'Europe, Hull City en pole mais la bataille fait rage
Robinio Vaz affole l'Europe, Hull City en pole mais la bataille fait rage © 2026 Icon Sport

Prêté ? Vendu ? Conservé ? À quelques jours de la clôture du marché, personne ne sait encore où jouera Robinio Vaz cette saison. Une chose est sûre : le petit prodige passé par l'OM n'a jamais été aussi courtisé.

Il y a un an, Robinio Vaz se battait pour grappiller des minutes derrière Aubameyang à Marseille. Aujourd’hui, la moitié de l’Europe se dispute ses services. Le raccourci est brutal, mais il résume bien la trajectoire folle du gamin de 19 ans, parti à la Roma en janvier dernier contre un joli chèque de 25 millions d’euros, bonus compris.

Sauf que l’aventure italienne n’a pas vraiment décollé. Quatorze petites apparitions, une hiérarchie offensive bouchée par Malen et renforcée cet été par Santiago Castro et Rodrigo Mora, un Gasperini qui ne semble pas compter sur lui : le Français a compris qu’il fallait bouger. Sa première convocation avec les Bleuets U20 lui a rappelé une évidence, à son âge, on progresse sur le terrain, pas en tribunes.

Hull City a cru avoir fait le plus dur

Le premier à avoir flairé le bon coup, c’est Hull City. Le promu anglais, qui claque l’argent sans compter depuis le début de l’été (près de 90 millions dépensés, avec Mohamed Ali Cho comme dernière recrue en date), s’est entendu avec la Roma sur un montage désormais bien connu : prêt payant de 2 millions d’euros, option d’achat à 30 millions. Les Romains, qui veulent au minimum rentrer dans leurs frais sur ce dossier, ont validé sans sourciller.

Vaz, lui, a mis du temps à digérer l’idée d’un prêt. Pas simple d’accepter un détour par un promu quand on se voyait exploser en Serie A. Il a fini par ouvrir la porte, sans pour autant signer quoi que ce soit. Et ce petit délai de réflexion pourrait bien tout changer.

Le dossier s’est transformé en foire d’empoigne

Parce qu’entre-temps, l’offensive anglaise a fait du bruit. Un attaquant de 19 ans, international U20, disponible en prêt pour une somme raisonnable ? Les téléphones ont chauffé à Trigoria. Lorient s’est renseigné pour le ramener en Ligue 1, des clubs de Bundesliga se sont positionnés, et le PSV Eindhoven pousse fort du côté des Pays-Bas.

Résultat, le joueur prend son temps. Il veut étudier chaque projet, comparer, et surtout obtenir ce qui lui a manqué à Rome : la garantie d’un vrai temps de jeu et un coach qui croit en lui. Hull garde une longueur d’avance, mais plus rien n’est acquis.

Et pendant ce temps-là, Marseille regarde

À Marseille, on suit tout ça avec un sourire un peu jaune. Le club phocéen avait négocié 10 % sur une future plus-value au moment de la vente. Si l’option de 30 millions venait à être levée dans un an, quelques billets tomberaient donc dans les caisses olympiennes. Maigre consolation pour un joueur formé à la maison, cédé alors qu’il n’était qu’un troisième choix, et qui pèse déjà potentiellement 32 millions d’euros sur le marché anglais.

Le compte à rebours est lancé. Yorkshire, Eindhoven, Allemagne ou retour en France : Robinio Vaz a son avenir entre les mains. Et cette fois, c’est lui qui choisit.